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Angela Misri: Gillian Der n’oubliera jamais le moment où elle a découvert les documents d’immigration de sa famille.

Gillian Der: J’étais en stage au Burnaby Village Museum pour un projet d’été. Nous cherchions des histoires à propos des Canadiens d’origine chinoise à Burnaby. Et je me souviens que la conservatrice en chef était comme : «En fait, nous avons ces documents.» Et c’était juste ce fichier Excel qui était enregistré sur l’ordinateur. Je peux m’imaginer de nouveau dans le bureau de la conservation et faire “ctrl F”, chercher ces noms et les trouver. Peut-être que c’est juste parce que je ne l’ai pas vécu et que j’ai seulement entendu des histoires à propos de celle-ci, mais je crois que c’était ce genre de moment où je me suis dit: « Oh wow, c’était… c’est réellement arrivé. C’était réellement ma famille.»

Angela Misri: Bienvenue à notre deuxième saison de Voyages dans l’histoire canadienne, un balado qui retrace les grands jalons de l’histoire canadienne. Ce balado est financé par le gouvernement du Canada et est créé par The Walrus Lab. Je suis Angela Misri. L’épisode d’aujourd’hui porte sur le centième anniversaire de l’adoption de la loi sur l’exclusion des Chinois… et avant que nous parlions plus en détail de cette loi qui a touché des milliers de personnes, nous aimerions en savoir plus sur l’impact intergénérationnel de cette loi sur Gillian Der. Ses origines au Canada remontent à plus de quatre générations. Elle a grandi en récoltant quelques bribes de son passé familial.

Gillian Der: Lorsque j’étais plus jeune, il devait y avoir un anniversaire du dernier crampon ou de la remise du dernier crampon aux travailleurs ferroviaires chinois. Je me souviens que ma mère nous a offert, à ma sœur et à moi, une épinglette pour commémorer cet événement et que nous avons parlé de la signification du chemin de fer et de la taxe d’entrée.

Angela Misri: Gillian a au moins un ancêtre qui fait partie des milliers d’hommes chinois qui ont bâti le chemin de fer du Canadien Pacifique dans les années 1880 pour une fraction du salaire offert aux autres travailleurs et pour peu de reconnaissance. Ils étaient souvent assignés aux tâches les plus dangereuses. Au moment de terminer le chemin de fer, on comptait plusieurs centaines de travailleurs chinois décédés. Tout de suite après avoir complété le chemin de fer, le gouvernement canadien a imposé une taxe d’entrée, une redevance exclusivement appliquée à la plupart des personnes qui arrivaient de Chine, afin de décourager l’immigration.
La taxe d’entrée est rapidement montée de 50$ à 500 $, engendrant des difficultés économiques importantes. Assez tôt, le gouvernement trouva que la taxe d’entrée ne serait pas suffisante pour dissuader l’immigration. Le 1er juillet 1923, ils passèrent la Loi de l’immigration chinoise, communément appelée la loi sur l’exclusion des Chinois. La loi a interdit l’entrée des immigrants chinois pendant près de 25 ans, avec très peu d’exceptions… et plusieurs d’entre eux font référence à la date à laquelle la loi a été passée comme étant «Le jour de l’humiliation». Cette législation manifestement raciste a eu un effet monstre sur les familles canadiennes d’origine chinoise à travers le pays. Bien que cette loi ait été abrogée en 1947, son effet se fait ressentir chez les familles encore aujourd’hui, incluant celle de Gillian.

Gillian Der: Dans ma famille, il y a comme des rumeurs qui circulent à propos de, comme: « Ho, en fait, cette fillette a été autorisée à venir ici et il a en quelque sorte réussi à ramener cette personne, mais il nous a oublié, nous, les gens du village.» Et je pense que cela a beaucoup à voir avec le fait qu’il y a un peu de rancune entre les enfants. J’ai deux tantes géniales à Vancouver, mais je n’ai rencontré que l’une de leurs filles, bien que ma famille soit ici. Je ne les connais pas. Il y a une sorte de faille qui est arrivée dans l’histoire en raison de notre histoire d’immigration et des barrières de l’immigration. Et au niveau humain, les horreurs et les traumatismes créés par le fait de ne pas pouvoir être choisi par votre famille. Constamment.

Angela Misri: Cette législation n’a pas créé seulement un traumatisme chez les membres de la famille abandonnés en Chine, mais aussi chez les hommes laissés seuls au Canada, incapable de faire venir leur famille. Les membres de la communauté et les historiens font souvent référence à ces hommes comme les «Célibataires». Certains d’entre eux vivaient dans une totale solitude. Voici Keith Lock, un membre de la communauté chinoise du Canada, qui se souvient de quelques célibataires qu’il a rencontrés par le passé. Monsieur Lock a été interviewé pour un documentaire présenté au Chinese Canadian Museum à Vancouver, faisant partie de leur exposition rendant hommage à la loi sur l’exclusion.

Keith Lock: En fait, ils étaient vraiment gentils, ils étaient toujours honnêtes. Quand je les rencontrais, s’ils me parlaient, c’était quelque chose de très spécial parce qu’ils n’avaient pas de famille, ils n’avaient pas d’enfants, ils n’avaient pas de petits-enfants, ils avaient peu l’occasion de parler à des enfants. Ils me prodiguaient parfois des conseils ou me disaient que mon père devrait m’apprendre telle ou telle chose. Ils étaient comme des oncles, ils occupaient ce rôle.

Angela Misri: Voici la docteure Melissa Lee qui est là pour nous en dire un peu plus sur ces célibataires et ces milliers d’individus et familles qui ont été touchés par la loi sur l’exclusion. Elle est chef des opérations pour le Chinese Canadian Museum et elle se joint à nous depuis Vancouver, en Colombie-Britannique. Bienvenue, Dre Lee!

Dr. Melissa Lee: Merci beaucoup, Angela! C’est génial d’être ici.
Angela Misri: Je comprends que le Chinese Canadian Museum a ouvert ses portes au public le 1er juillet 2023, qui est la date du 100e anniversaire de l’adoption de la loi sur l’exclusion des Chinois. Croyez-vous qu’il existe une raison pour laquelle cette loi a été passée le jour de ce qu’on appelait à l’époque la Fête du Dominion, maintenant appelé le jour du Canada.

Dr. Melissa Lee: Je pense que c’est significatif. Normalement, la fête nationale de tout pays est une célébration de patriotisme, c’est une célébration de la nation. Ce qu’on voit généralement est la fierté de faire partie d’un pays. Et je crois que cette idée que la loi sur l’exclusion des Chinois ait été passée en cette journée précise démontre encore plus l’exclusion et le racisme dont les communautés sino-canadiennes ont été victimes à l’époque, il y a 100 ans. Je crois que nous voyons certaines formes de nationalisme conservateur, encore aujourd’hui, non seulement au Canada, mais aussi aux États-Unis, où l’exclusion de certaines cultures est vue comme du patriotisme radical.

Angela Misri: C’est exactement ce que j’allais dire, ce type de patriotisme est tellement bizarre quand on y pense maintenant en tant qu’Asiatique qui vit dans ce pays. Je crois que la signification est là. L’exposition actuelle au musée est intitulée «The Paper Trail to the 1923 Chinese Exclusion Act» [ Les traces écrites de la loi sur l’exclusion des Chinois de 1923]. Je comprends que l’exposition présente une vaste quantité de documents d’identités qui ont été collectés à l’époque de la taxe d’entrée lorsque la loi sur l’exclusion s’appliquait. Pouvez-vous nous présenter le concept derrière la présente exposition? Pourquoi la conservatrice a-t-elle choisi de se concentrer sur le chapitre de la documentation?

Dr. Melissa Lee: Donc, la conservatrice Catherine Clement a passé plus de quatre ans à rassembler ces certificats C.I. Ils sont appelés Certificat d’identités, utilisés spécialement pour suivre les Canadiens d’origine chinoise pendant la Loi de l’immigration chinoise. Lorsque les Chinois ont été exclus en 1923, ceux qui vivaient déjà au Canada et qui étaient Canadiens d’origine chinoise, ceux qui étaient nés ici, ont été forcés de s’enregistrer. Ils ont été forcés de s’enregistrer au gouvernement et de recevoir ces certificats. Et ces certificats ont été une réelle forme d’exclusion. Si vous assistez à notre exposition et que vous les examinez de près, il y est inscrit Département de l’immigration et de la colonisation. Il y est aussi inscrit, dans le bas, « ce certificat ne fournit pas un statut juridique au Canada. » Et ils étaient des Canadiens d’origine chinoise nés au pays.

Angela Misri: Pourriez-vous nous décrire ces documents? Parce que je crois que plusieurs d’entre nous aimeraient les voir physiquement, mais s’ils ne peuvent pas, parle-t-on de quelque chose qui ressemble à un passeport? Est-ce un morceau de papier plié? À quoi ressemblent-ils?

Dr. Melissa Lee: C’est un morceau de papier plié parce qu’il était fait pour être transporté dans votre portefeuille ou dans votre poche. À n’importe quel moment, un policier ou tout officiel du gouvernement pouvait vous le réquisitionner et vous deviez le transporter sur vous en tout temps. L’une de nos salles d’exposition comporte des centaines d’entre eux, présentés sur les murs. Plusieurs documents présentent des enfants, des bébés. En particulier, le C.I. 45. Ce numéro était réservé aux Canadiens d’origine chinoise qui étaient nés au Canada.
Donc, plusieurs d’entre eux étaient des bébés. Et aussi, pour plusieurs d’entre eux, c’était, pour plusieurs d’entre nous, c’était la première fois qu’on prenait leur photo. Donc, nous avons des centaines de ces documents sur le mur et Catherine les a placés en ligne afin de présenter les centaines et les centaines de Canadiens d’origine chinoise qui ont vécu ici et ont été documentés. Donc, certains d’entre eux ont des coquelicots. Catherine a placé des coquelicots et des fleurs pour démontrer qu’ils ont aussi participé à la guerre. Même s’il y avait du racisme, plusieurs Canadiens d’origine chinoise étaient des patriotes, malgré le racisme qui sévissait envers eux au pays et ils ont aussi participé à l’effort de guerre. Je crois que pour présenter un cas bien particulier que nous avons sur ce mur, nous vous présentons le cas d’Alexander Cumyow. Et notre maire à Vancouver, Ken Sim a ouvert un bureau satellite dans le quartier chinois. Et ce bureau est appelé Alexander Cumyow en l’honneur du premier Canadien d’origine chinoise né au Canada.

Angela Misri: Donc, je comprends que ce niveau de documentation et d’exclusion ne s’appliquait pas seulement à ceux qui essayaient d’entrer au Canada depuis la Chine, mais, comme vous dites, aussi les Canadiens d’origine chinoise qui étaient nés en sol canadien. Pouvez-vous nous dire quel a été l’impact de cette exclusion multigénérationnelle?

Dr. Melissa Lee: Oui, il y a eu beaucoup d’impacts qui ont affecté différentes générations. L’un d’entre eux, en effet, était la séparation des familles. Pour plusieurs Canadiens d’origine chinoise, lorsque les Chinois ont immigré ici, les hommes arrivaient en premier. Parce que, n’oubliez pas que tout juste avant la Loi sur l’exclusion, il y a eu la taxe d’entrée. Donc, la taxe d’entrée était de 50$ en premier et elle fut augmentée à 100$ pour finalement atteindre 500$. Le montant total collecté par le Canada provenant de cette taxe a atteint 23 millions de dollars canadiens. En dollars d’aujourd’hui, c’est plus d’un milliard. Cela prendrait les ressources d’une famille entière pour pouvoir envoyer un membre de la famille à l’autre bout du monde au Canada pour payer cette taxe d’entrée. Et, habituellement, c’était l’homme parce que la logique voulait que l’homme arrive en premier pour travailler et gagner de l’argent, autant pendant la ruée vers l’or ou en travaillant pour les chemins de fer. Et, ainsi payer lentement la taxe d’entrée et envoyer leur famille en pays. Mais, en raison de la loi sur l’exclusion, plusieurs familles étaient séparées. Donc, plusieurs des hommes, ils étaient appelés les célibataires, même si certains d’entre eux ne l’étaient pas. Ils n’avaient pas vu leurs femmes ou leurs enfants depuis 24 ans, quand les enfants étaient déjà des adultes. Un autre effet de cette loi est que les hommes qui étaient célibataires n’avaient aucune chance de se marier ou de fonder une famille. Donc, ils demeuraient célibataires et il y a une section dans notre exposition où Catherine a célébré la mémoire des célibataires du quartier chinois, où on y présente les portraits de ces hommes qui n’ont jamais pu fonder de famille ou se marier. Et nous avons un documentaire dans lequel nous interviewons des enfants. Ils étaient des enfants à l’époque et maintenant, ils ont entre 60 ans et 70 ans maintenant et ils partagent comment, à l’époque, leurs parents leur demandaient de tenir compagnie aux célibataires pendant la journée, peut-être de les amener dans des cafés ou de leur faire faire du gardiennage. C’était une façon d’honorer ces hommes qui n’ont jamais pu avoir leurs propres enfants et de leur permettre de jouer avec les enfants et de les considérer comme de la famille parce que les enfants étaient précieux et si peu nombreux à l’époque.

Angela Misri: Ça soulève la question. S’il y a autant de célibataires qui sont venus au Canada, qui ont commencé à travailler ici et qui n’ont pas été autorisés à fonder une famille ici ou à amener leur famille de Chine, pourquoi continuaient-ils à venir?

Dr. Melissa Lee: Je veux dire. Je crois que plusieurs d’entre eux étaient ici avant 1923. Mais, vous savez, il y avait aussi cette idée que la vie serait meilleure au Canada. Avant la loi sur l’exclusion, il y avait une façon de quitter la Chine en quelque sorte et de partir à la recherche de ce qui était le concept de la Montagne d’or [un concept signifiant le rêve de la richesse et d’une vie meilleure pour les Chinois] à l’époque.

Angela Misri: Donc, il y a plusieurs personnes pour qui la documentation, comme vous le dites, est présentée à l’exposition, mais pour lesquelles on en sait très peu. Mais il y a quelques histoires que nous connaissons davantage, comme celle de Won Alexander Cumyow. Pouvez-vous nous en dire un peu plus à propos de quelques individus qui sont présentés dans l’exposition?

Dr. Melissa Lee: Ouais, il y a en fait, vous savez, chaque carte a sa propre histoire et est associée à un membre d’une famille, à des générations. De façon générale, je dirais tout d’abord que de nombreuses personnes, provenant de tous les coins du Canada, sont venues à l’exposition. Des familles de Toronto, de Halifax et de Terre-Neuve sont venues. Même des États-Unis, des familles de New York et de San Francisco. À l’époque, une grande partie de l’immigration chinoise provenait des comtés originaires du sud de la Chine, les quatre comtés et l’immigration en provenance du Canada et des États-Unis. Donc, il y a plusieurs générations de visiteurs qui viennent et nous disent qu’ils n’ont jamais vu de photos de leur ancêtre. L’une des raisons pour laquelle ils n’ont jamais vu de photo de leur ancêtre ou vu de certificat est que ces dossiers ont été mis sous scellés pendant une centaine d’années. Ils ont été mis sous scellés dans les archives nationales du Canada à Ottawa et c’est avec la ténacité et la volonté de la conservatrice et de son équipe que les archives nationales ont accepté de lever les scellés. Ainsi, ils ont levé les scellés en même temps que notre exposition du 1er juillet de cette année. Donc, à partir de maintenant, vous pouvez rechercher vos ancêtres et voir une photographie originale d’où vous provenez. Cela été longtemps refusé aux Canadiens d’origine chinoise pendant très longtemps.
Angela Misri: Et quand vous parlez du gouvernement qui donne accès aux dossiers en même temps que vous faites l’exposition. En 2006, le gouvernement de Stephen Harper a formellement formulé ses excuses à la communauté sino-canadienne et à toutes les familles qui ont été touchées par la taxe d’entrée et par la loi sur l’exclusion. Ils ont aussi offert des réparations. Mais pour plusieurs personnes, ces excuses et l’argent offert n’étaient pas suffisants. Gillian Der, à qui nous avons parlé plus tôt dans cet épisode, mentionne que sa grand-mère a refusé l’argent du gouvernement. Écoutons ce qu’elle a à dire à propos de ceci.

Gillian Der: Il y a cette force en elle en le refusant. En elle d’être capable de dire à sa façon, ceci est terminé et aussi de ne pas laisser le gouvernement décider quand c’est terminé, de décider que cette somme d’argent signifie que c’est terminé

Angela Misri: Docteure Lee, que pensez-vous de ce que vient de dire Gillian?

Dr. Melissa Lee: Je veux dire, elle a raison de plusieurs façons. Il y a de nouveaux gouvernements qui arrivent et qui reconnaissent les torts qui ont été faits par le passé et l’un des moyens à leur disposition est de s’excuser pour les gouvernements précédents et au nom du Canada. Parfois, l’argent ne semble pas approprié. Il ne semble pas approprié pour plusieurs raisons. En raison du traumatisme vécu par les Canadiens d’origine chinoise et par les autres communautés culturelles à travers les générations. Mais en même temps, qu’est-ce qui est suffisant? Que peut-on faire? Pour nous, au Chinese Canadian Museum, nous existons en raison des excuses formelles des gouvernements. Le gouvernement de Harper s’est excusé. Le gouvernement de la Colombie-Britannique, le premier ministre a présenté ses excuses et a créé un mémorandum avec la ville de Vancouver et s’est engagé à construire un musée canadien chinois. Et, donc cette année, à l’occasion du 100e anniversaire de la loi sur l’exclusion des Chinois, nous avons ouvert nos portes et nous sommes le premier musée canadien chinois au Canada. Nous existons possiblement en raison de ces torts historiques et des excuses présentées par les gouvernements qui ont succédé. Donc, je crois que c’est un processus de réconciliation qui se fait à plusieurs niveaux et que l’avenir s’annonce avec plus d’optimisme.

Angela Misri: Ouais. Et je crois que je connais en partie la réponse à la question, mais que recommanderiez-vous à nos auditeurs qui souhaite supporter la communauté sino-canadienne et continuer à honorer leurs mémoires?

Dr. Melissa Lee: Je crois qu’ils peuvent le faire de plusieurs façons. En effet, il serait génial que vous veniez nous visiter à Vancouver. Nous sommes dans le quartier chinois de Vancouver. Nous sommes situés dans le plus vieux bâtiment de ce quartier. Nous faisons partie d’une communauté qui souhaite revitaliser différents secteurs du quartier chinois, pas seulement à Vancouver, mais dans toutes les autres provinces. Nous sommes réellement engagés à honorer la mémoire et à revitaliser ces quartiers historiques qui abritent les communautés sino-canadiennes. Je crois aussi d’apprendre à connaître à propos de cette culture. Les Canadiens d’origine chinoise se sont établis ici en 1788. À plus haut niveau, pour vraiment comprendre toute la diversité du Canada. Je crois qu’il y a plusieurs récits qui entourent la fondation du Canada. Nous avons notre propre histoire, nous les Canadiens d’origine chinoise. Il en existe plusieurs autres provenant de différentes communautés culturelles qui ont aussi aidé à bâtir le pays, qui ont peut-être été méconnues jusqu’à maintenant. En tant qu’éducateur, en tant professeur, en tant que chercheur ou en tant que personne d’apprendre.

Angela Misri: À 100%. Ce n’est pas quelque chose que j’ai découvert à l’école secondaire ou dans les études supérieures. Donc, c’est définitivement nécessaire et nous en avons besoin. Merci beaucoup pour votre temps, Docteure Lee.

Dr. Melissa Lee: Merci beaucoup de m’avoir reçue, Angela. Cela a été un réel plaisir.

Angela Misri: Merci d’avoir écouté Voyages dans l’histoire canadienne. Ce balado est financé par le gouvernement du Canada et est créé par le The Walrus Lab.
Comme tous nos épisodes, les transcriptions seront disponibles en anglais et en français. Pour lire les transcriptions, visitez thewalrus.ca/canadianheritage.
Cet épisode a été produit par Caro Rolando et édité par Nathara Imenes. Amanda Cupido est la productrice exécutive. L’extrait de Monsieur Lock que vous avez entendu provient de Memories of Chinatown Bachelors, réalisé par Daniel Chen, pour l’exposition The Paper Trail to the 1923 Chinese Exclusion Act.
À la prochaine fois pour Voyages dans l’histoire canadienne.

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